Chaque hiver, les infections virales se multiplient et, avec elles, les prescriptions inappropriées d’antibiotiques. Pourtant, ces médicaments sont inefficaces contre les virus. Leur mauvais usage contribue au développement de l’antibiorésistance, une menace de santé publique dont les Français restent encore trop peu conscients.
C’est pourquoi l’Assurance Maladie a demandé à l’agence de concevoir une nouvelle campagne nationale visant à faire évoluer les comportements en déconstruisant une idée encore trop répandue : les antibiotiques ne sont pas un remède universel contre toutes les infections. Ils sont efficaces uniquement contre les bactéries et ne doivent être utilisés que lorsqu’ils sont réellement nécessaires.
Mais elle entend aussi aller désormais plus loin en sensibilisant aux dangers du mésusage : prendre des antibiotiques à tort, c’est contribuer au développement de bactéries résistantes et risquer, à terme, de rendre ces médicaments moins efficaces lorsqu’on en aura réellement besoin. D’où le rôle essentiel du médecin et l’obligation de prescription.
Pour sensibiliser le plus grand nombre et faire passer ces messages, le dispositif 360° multiplie les points de contact : un spot TV pour interpeller et déconstruire les idées reçues, trois spots radio pour illustrer concrètement les risques liés au mauvais usage des antibiotiques, des insertions dans la presse écrite, des contenus pédagogiques sur le web, mais aussi des sacs à pharmacie aux couleurs de la campagne pour prolonger la sensibilisation au plus près des patients. La mobilisation concerne évidemment aussi les professionnels de santé, avec des outils et des témoignages d’experts pour les accompagner dans leur pratique et renforcer le dialogue avec leurs patients.
Un grand merci donc à toutes les équipes partenaires qui ont assuré le déploiement de ce dispositif : TBWA\Adelphi, Auditoire Shopper, TBWA\Corporate, TBWA\Else et Remind PHD.
Quant à la signature de la campagne, et pour dissiper tout malentendu, Les Présidents tiennent à préciser, notamment à l’intention du sagace Joe La Pompe, qu’il ne s’agit pas d’un plagiat, mais bien d’une reprise respectueuse et légèrement réorchestrée de ce mémorable mot d’ordre imaginé il y a plus de vingt ans par l’agence Australie. Car « Les antibiotiques, c’est pas automatique » reste une formule profondément ancrée dans la mémoire collective. La reprendre aujourd’hui permet de rappeler aux générations qui l’ont connue que ce principe reste essentiel, tout en le faisant découvrir à celles qui ne l’ont jamais entendu. Comme quoi, on ne change pas (ou presque pas) une formule qui gagne. Hommage et merci à ses créateurs.



